المشاركات

Quel est votre diagnostic ?

Il s’agit d’une syphilis secondaire. Le diagnostic a e´te´ retenu devant l’association de le´sions polymorphes de la cavite´ buccale, avec une atteinte cutane´e et des signes ge´ne´raux, la positivite´ des se´rologies et l’orientation homosexuelle recueillie lors de l’interrogatoire. En effet, les pe´ne´trations e´taient prote´ge´es mais pas les rapports oroge´nitaux, mode de contamination le plus probable chez ce patient et le plus probable dans le cadre de l’e´pide´mie actuelle de syphilis chez les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes. Ve´ritable fle´au depuis la fin du xve sie`cle jusqu’a` la seconde guerre mondiale et l’apparition de la pe´nicilline [1], le diagnostic de syphilis n’est plus assez e´voque´ de nos jours. Il s’agit pourtant d’une affection en recrudescence depuis une dizaine d’anne´es, notamment dans le milieu homosexuel, en particulier du fait de l’absence de protection lors des rapports oroge´nitaux [2]. Par ailleurs, il existe une...

Deux lésions radio-opaques sur l’orthopantomogramme

Un homme de 27 ans a été vu dans le service de chirurgie maxillo-faciale pour le bilan de 2 lésions radio-opaques se projetant dans la région de la branche montante gauche de la mandibule dans un contexte de douleur et d’oedème de la joue gauche (fig. 1). Le praticien qui avait adressé ce patient avait retenu le diagnostic de lithiase de la glande parotide gauche. Le patient ne prenait pas de traitement et n’avait aucun antécédent. Trois mois auparavant, il avait présenté une douleur localisée dans l’oropharynx, la joue, la région sous-mandibulaire gauche associée à une otalgie homolatérale. Depuis cet épisode, il présentait de la fièvre (38,5 ��C) environ 2 fois par semaine. À l’examen, on ne retrouvait qu’une douleur provoquée à la palpation de la joue et de la région sous-mandibulaire. Il n’y avait pas d’adénopathie cervicale. L’examen endobuccal était normal. L’indication de parotidectomie superficielle était posée à la fin de la consultation. Une IRM a été réa...

RÉPONSE

Le premier scanner a été réexaminé avec attention et les 2 lésions, évidentes, étaient situées dans la loge amygdalienne gauche (fig. 3a, b et c). Dans la loge amygdalienne droite, des microcalcifications étaient également visibles. Le diagnostic est celui d’une lithiase amygdalienne (« tonsillolith » des Anglo-Saxons). Sous anesthésie générale, après une incision à la face postérieure du pilier amygdalien antérieur, 2 lithiases amygdaliennes ont été enlevées sans difficulté (fig. 4). La même technique a été appliquée du côté controlatéral pour extraire les microcalcifications. L’orthopantomogramme postopératoire a confirmé l’exérèse des 2 lésions. Le patient a été revu en consultation à 1 mois et à 3 mois. Depuis l’intervention, les douleurs ont disparu et il n’y a eu aucun épisode fébrile

DISCUSSION

Si les microcalcifications des grosses amygdales sont fréquentes, les lithiases amygdaliennes sont très rares. Dans une revue récente, Ram n’a retrouvé que 26 cas publiés dans la littérature anglo-saxonne entre 1920 et 2003 [1]. Ces lithiases amygdaliennes sont appelées tonsilloliths dans la littérature anglo-saxonne mais ne semblent pas avoir d’équivalent en français. Ces lithiases sont composées de sels de calcium et se formeraient à partir du matériel caséeux des cryptes amygdaliennes et des filaments des germes saprophytes [2]. Elles sont plus fréquentes chez l’adulte jeune que chez l’enfant et surviennent 2 fois plus fréquemment chez l’homme que chez la femme [1]. Les patients présentant des lithiases amygdaliennes peuvent être asymptomatiques et le diagnostic est fait par hasard sur des panoramiques dentaires réalisés pour une autre pathologie. Elles peuvent aussi être symptomatiques et provoquer des douleurs chroniques de la gorge, une toux irritative, une ...

EBOMFS-Announcement

EBOMFS-Announcement INTRODUCTION: The European Board of Oro-Maxillo-Facial Surgery (EBOMFS) in common with other European Boards of recognized UEMS-Specialties is conducting RQ (Recognition of Qualification) – Assessments. The European Board exists to enhance the standards of training and practice through different means. Among those is the EBOMFS – Assessment, which will give the title of “Fellow of the EBOMFS“. The Assessment is voluntary and does not affect free movement of doctors in Europe. ELIGIBILITY: Candidates for the R.Q. – Assessment must satisfy one of the three following terms. — Recognized specialists in oral and maxillofacial surgery in one of the countries of the E.U. where the specialty is based on a medical and dental degree. — Recognized specialists in oral and maxillofacial surgery in one of the countries of the E.U. where the specialty is based on a medical degree. — Recognized specialists in oral and maxillofacial surgery in one of the count...

Risk factors for cancers of the oral cavity, pharynx (cavity excluded) and larynx

Risk factors for cancers of the oral cavity, pharynx (cavity excluded) and larynx Objective > To review the risk factors for squamous cell carcinoma of the oral cavity, pharynx, and larynx. Methods > Review of the literature using the Medline digital database (1980–2007). Previously published studies or studies not found in the database were included if relevant. Four types of studies were selected: (1) epidemiological, (2) toxicologic, (3) clinical, and (4) fundamental research. Publications concerning cancer of the nasopharynx were excluded. This work is based upon the ANAES guide for analysis of the literature and rating of guidelines, published in January 2000. Results > The principal risk factors are tobacco and alcohol. Other risk factors, particularly infectious (viral) or environmental (nutritional and occupational), are also involved. From this analysis we conclude that: (1) most clinical and fundamental publications concern smoking and alcohol use;...

Méthodes

La recherche documentaire s’est faite à partir de la base de données informatisée Medline (1980–2007) en utilisant comme mots clés : « head and neck cancer », « squamous cell carcinoma », « Tobacco », « Alcohol », « epidemiology », « carcinogen », « oncogenesis ». Ont été exclues de ce travail toutes les publications relatives au cancer du rhinopharynx compte tenu d’une épidémiologie très particulière liée à ce type de cancer et de la nature histologique des tumeurs rencontrées dans cette localisation anatomique. Seules les publications traitant des cancers malpighiens de la cavité buccale, de l’orohypopharynx et du larynx ont été retenues. Les auteurs de ce travail ont fait une première sélection d’articles. Une seconde sélection a été faite par un médecin ORL senior à partir des premiers articles sélectionnés. Des études antérieures citées dans les articles retenus, ou ne faisant pas partie de la base de donnée, ont été incluses en fonction de leur pertinence. Qu...